Un formulaire envoie ses leads vers le CRM par API. Validé en recette, ça marche. Six mois plus tard, le CRM tombe deux heures un mardi matin. Aucune alerte, aucun log, aucune reprise. Les leads partent dans le vide, et personne ne le découvre avant trois semaines.
Cette conférence part d’un constat fait sur des dizaines d’audits de projets, toutes agences confondues : la résilience est le point aveugle des intégrations WordPress. La recette valide le chemin qui marche, jamais le chemin qui échoue. Chaque dépendance externe est traitée comme si elle était éternellement disponible – une panne silencieuse en attente.
En partant du principe que « si ça peut échouer, ça échouera », on déroule les trois piliers d’une intégration qui résiste : savoir qu’elle a échoué (observabilité, logs structurés, alerting), ne pas perdre la donnée (découplage, persistance locale, outbox, files fiables), et réparer intelligemment (retry, backoff, circuit breaker). Le tout ancré dans WordPress (Action Scheduler, wp_remote_*, fragilité de WP Cron) et calibré par une échelle de maturité : tout le monde n’a pas besoin de tout blinder, mais tout le monde doit choisir son niveau en conscience du risque métier.
